Open Knowledge Platform for… agriculture : stimuler l’intelligence AgroNumérique

13 Mar 2020Actualité

L’agriculture est en train de vivre sa quatrième révolution. Après la révolution mécanique, puis les révolutions chimiques et génétiques, voici donc la révolution numérique.

Les données sont le moteurs de cette révolution : Données publiques, Données personnelles des agriculteurs et de leur exploitation (parcellaires, cultures, troupeaux…) ou encore données produites par les outils connectés et les différents capteurs (IoT, Drônes, Stations météo…). Autant d’informations qui sont de nature à développer la connaissance dans le monde agricole en générale et dans la conduite des exploitations en particulier. Toutefois, cette « datafication », cette mise en données de l’agriculture ne doit pas se faire au détriment des agriculteurs. Et ce d’autant plus que la vision qui prédomine actuellement dans le monde de la donnée est plutôt une vision centralisatrice et à viser monopolistique de celui qui agrègera le plus de données pour se prévaloir d’une position dominante sur ce marché du Big Data agricole.

Comme le reste de l’économie le secteur agricole voit apparaître un véritable mouvement de «plateformisation» qui pousse à la mise en réseau et au partage des données. Les nombreuses plateformes qui apparaissent présentent une grande hétérogénéité technologique. De la simple plateforme d’intermédiation aux outils complexes d’aide décisionnelle. Comme le souligne le rapport « La Valeur des données en Agriculture » du think tank Renaissance Numérique paru en février 2018 : « Les initiatives restent hétérogènes, dispersées et cloisonnées et la production des données se fonde sur des systèmes d’informations propriétaires ».

Et s’il existait une solution alternative, ouverte, qui soit en mesure de créer un écosystème autour de la donnée agricole avec un modèle responsable et transparent ?

L’ambition d’OKP4 (Open Knowledge Platform for…) est de permettre à la technologie de devenir transparente en faisant émerger un standard de gestion et d’accès aux données, basé notamment sur les technologies blockchains et les bases de données RDF. Cette mise en œuvre permettra de développer et diversifier les cas d’usages qui répondent à des besoins utilisateurs avérés. Mettre en œuvre la technologie qui favorisera et fluidifiera les échanges de données en respectant le consentement, en valorisant et en sécurisant ceux-ci est la raison d’être de OPK4 et son programme pour l’agriculture : Smart farmers.

Une opportunité pour la transparence et le multilatéralisme des données agricoles

Le projet SmartFarmers est une application concrète dédiée aux préoccupations des agriculteurs et des opérateurs de données du monde agricole dans le respect du RGPD et des certifications professionnelles comme la certification Data Agri présentée par la FNSEA en mai 2018.

La solution proposée consiste à mettre en œuvre un protocole de gestion du consentement et de la valorisation des données basé sur la technologie blockchains. Ce protocole sera mis à la disposition des opérateurs de la donnée agricole en garantissant la valorisation de l’utilisation des données auprès de l’ensemble des contributeurs et notamment les premiers d’entre eux : Les agriculteurs

La blockchain protège l’information en garantissant l’intégrité et l’authenticité des données, tout au long de leur cycle de vie en signant chaque échange et en gérant un jeton ou «token utility », non-spéculatif, qui permet la valorisation des données (du type miles aériens) entre les acteurs du système.

La technologie partagée permet aux plateformes de services aux agriculteurs de partager, échanger leurs données dans les respects des consentements et avec contrôle permanent et systématique. Une seconde blockchain permettra la gestion d’une crypto monnaie qui permettra les échanges avec les tiers clients et la participation de Masternodes qui pourront ainsi acquérir des jetons pour avoir accès à la connaissance issue des données.

Chaque acteur bénéficie de la richesse créée par l’accumulation de connaissances tout en valorisant sa propre contribution.

La démarche Open Source qui sous-tend le projet apporte transparence, sécurité et rapidité d’intégration et est garante de la création de ce cercle vertueux de développement de l’économie de la connaissance fondé sur l’élargissement du cadre de confiance de l’échange de données.