Vers un partage de données généralisé ?

31 Mar 2020Actualité

Popularisé avec l’Open Data, qui consiste surtout à un moyen de contrôle de l’activité publique, la mise à disposition auprès de tous des données, pourrait avoir des conséquences positives sur de nombreux secteurs. Un rapport de 2015, commandé à l’époque par Emmanuel Macron, faisait déjà la promotion de données d’intérêt général.

Des données, privées ou publiques, à disposition de tous pour créer de nouveaux outils, innover, rendre plus efficace les politiques publiques ou encore mieux informer les citoyens. Les usages pourraient être nombreux et générer de nombreuses externalités positives. C’est ainsi que l’Open Data est presque devenu un standard pour une grande partie des administrations publiques.

La question se pose maintenant dans le privé. Au-delà de la propriété des données, se pose également des problématiques de concurrence et de mentalité à changer. Le rapport de 2015, cité plus haut, précisait que les acteurs privés ne pourraient mettre leurs données à la disposition de tous gratuitement, une rétribution serait nécessaire. Au-delà de ses aspects, il est aussi essentiel de comprendre qu’une minime part des données est aujourd’hui valorisée et qu’une grande part ne sert peu ou pas et ne fais qu’engendrer des couts supplémentaires (récupération, stockage, formatage, etc.).

Il est ainsi nécessaire pour rentrer dans des démarches d’open data à grande échelle de proposer un cadre qui sécurise l’ensemble des acteurs de ces écosystèmes, aussi bien les fournisseurs de données que les utilisateurs de ces données traitées, agrégées et contextualisées – la connaissance.

Trois éléments sont donc fondamentaux dans la création d’écosystème incitatifs au partage de données :

  • Un cadre sécurisé, garantissant la confidentialité des données partagées
  • Une rétribution des contributeurs pour inciter au partage
  • Un respect des consentements donnés par les contributeurs

OKP4 développe et propose un protocole permettant la création de tels écosystèmes. Notre ambition est de permettre la création d’écosystèmes souverains incitatifs au partage de données. Le protocole d’OKP4 a pour objectif d’inciter les utilisateurs à contribuer aux systèmes d’informations en les rétribuant.
Il garantit sécurité, traçabilité, respect des consentements et juste rétribution des contributions. Ainsi toutes les données peuvent être potentiellement valoriser en connaissance et ainsi acquérir de la valeur pour leur propriétaire.